L'Observatoire du Halal

LE HALAL : UN SCANDALE SANITAIRE?

 

Les risques sanitaires liés à l’abattage Hallal.

On évoque toujours les problèmes posés en la  matière  par la souffrance animale, et par  la « taxe » de financement occulte de l’islam par les consommateurs.

Ces problèmes sont bien sûr totalement réels et doivent être évoqués avec force.

Il en est un autre qui nous concerne tous et mérite d’être mis en lumière, une question essentielle et pourtant occultée : l’aspect sanitaire et de sécurité alimentaire.

En effet, rappelons que dans l’abattage halal, l’animal est tourné vers la Mecque , saigné sans étourdissement par un sacrificateur musulman agréé qui prononce des paroles sacramentelles;   il est pratiqué un égorgement large jusqu’aux vertèbres, sectionnant tous les organes de la zone, veines jugulaires et carotides pour la saignée, mais aussi la trachée et l’œsophage.    

Dans l’abattage normal, après étourdissement, l’animal ne bouge pas, il est relâché, et on peut ainsi pratiquer une petite incision très précise qui sectionne les carotides et permet la saignée complète car l’animal est toujours vivant.( la science a quand même déterminé que même avec un electro encéphalogramme plat les fonctions vitales pouvaient continuer !)

Il faut donc rappeler aux adeptes de l’abattage halall qu’une mauvaise saignée entraîne depuis toujours, chez nous, une saisie de la carcasse  et que, comme eux, nous ne consommons pas de viande mal vidée de son sang mais pour des motifs sanitaires et non de distinction entre le « pur » et l’ « impur » (la viande mal saignée se conserve moins bien!).

 

Cette pratique de l’abattage rituel entraîne les conséquences anatomo-physiologiques suivantes :

  • Une régurgitation du contenu de l’estomac par l’œsophage qui a été sectionné, lequel se trouve anatomiquement juste à côté de la trachée, coupée elle aussi au même niveau.
  • L’animal continue de respirer, même très fort du fait de l’agonie qui peut durer jusqu’à ¼ h rappelons le, et il inspire ces matières gastriques souillées sorties par la section de l’œsophage,  riches en germes de toutes sortes et notamment en Escherichia Coli.
  • Ces matières inspirées jusqu’aux alvéoles pulmonaires larguent leurs germes  dans le sang d’autant plus facilement que la paroi des alvéoles pulmonaires est très mince et que la circulation sanguine est toujours en cours dans cette période d’agonie, et même accélérée par le stress au niveau des organes  essentiels. Les germes peuvent donc être disséminés dans toute la carcasse et pas seulement au niveau de la plaie d’égorgement.
  • Un risque énorme de contamination en profondeur de la viande est donc encouru.
  • On observe de plus, du fait du stress intense, 2 phénomènes physiologiques qui  se conjuguent : la chute de tous les mécanismes de défense immunitaires, et la concentration du sang dans les organes essentiels, on peut dire que l’animal « retient son sang ». C’est un processus naturel de survie qui entraîne vraisemblablement d’ailleurs une saignée moins bonne contrairement aux allégations des tenants de cette pratique. Il y a de plus une forte production de toxines .
  • La longueur de l’agonie (le cerveau continue à être irrigué par les 2 artères vertébrales qui sont un circuit de suppléance en cas de section des carotides) entraîne enfin des soubresauts violents accompagnés de défécation et émission d’urine, le tout éclaboussant toute la zone d’abattage et dégradant les conditions d’hygiène générale !!!

On voit donc bien les conséquences pour la sécurité alimentaire des consommateurs.

C’est si vrai que le règlement européen, CEE 853/2004, dans son annexe, chapitre IV intitulé Hygiène de l’abattage (sic),paragraphe 7 , alinéa (a) : « LA TRACHEE ET L’ŒSOPHAGE DOIVENT RESTER INTACTS LORS DE LA SAIGNEE « ( avec une dérogation pour l’abattage rituel….).

Le problème est que, selon des estimations récentes, 50% environ de la viande consommée en France est maintenant halal.  Car si les musulmans sont encore minoritaires, ils ne consomment que certains morceaux, et qu’on ne peut laisser perdre le reste de la carcasse. De plus les industriels trouvent plus simple et plus profitable de n’avoir qu’une seule chaîne d’abattage : ainsi des bêtes entières qui seront consommées hors du marché halal sont néanmoins égorgées selon ce rite oriental.

CONCLUSION : On enfreint le sacro saint principe de précaution, pour respecter une pratique exotique irrationnelle, insoutenable sur tous les plans, basée sur une superstition moyenâgeuse absurde. Dans ces conditions, les actuelles dérogations à la règlementation européenne permettant l’abattage rituel sont elles acceptables?

La multiplication des cas de toxi- infections alimentaires est en tous cas prévisible et existe déjà……et elle touchera surtout des non musulmans, surtout des enfants, inconscients de ces risques incontrôlés et dont les habitudes culinaires les amènent  à  consommer la viande beaucoup moins cuite.

Alain de Peretti, Docteur vétérinaire