L'Observatoire du Halal

01/02/2011 “Le halal, c’est du marketing”

http://www.lorient.maville.com/actu/actudet_–Fabriquez-des-crepes-halal-ca-se-vendra-_loc-1677007_actu.Htm

Entretien avec Bruno Bernard, consultant de la chambre de commerce de Bruxelles

Pourquoi incitez-vous les industriels bretons à produire halal ?

La Bretagne est un grand pôle agroalimentaire. Ses industriels doivent se secouer pour ne pas être mangés tout cru par leurs concurrents. Si vous produisez du cidre, vous pouvez faire du cidre sans alcool et le vendre au Moyen-Orient. C’est évident, là-bas, il n’y a pas de pommiers, il n’y a que du sable !

Les personnes musulmanes qui recherchent du halal ne cherchent pas du riz ou de la semoule halal, ça, ils en ont en général. Ce qu’ils cherchent, ce sont des produits franco-français, qui sont aux normes halal, pour pouvoir le découvrir. Fabriquez des crêpes halal, ça se vendra !

Tous les produits sans porc et sans alcool peuvent être certifiés halal ?

Bien sûr. Le camembert, par exemple, est halal par définition car il ne contient ni porc ni alcool, mais s’il n’est pas certifié halal, il ne sera pas vendu au Moyen-Orient. Si vous le faites certifier halal, vous allez le vendre à des gens qui ont envie de le goûter.

J’ai créé une bière halal qui se vend très bien alors que des bières sans alcool, il en existait déjà beaucoup avant. Mais ma bière sans alcool certifiée halal intéressait les musulmans.

Le halal, pour vous, c’est une démarche marketing ?

Oui, et je ne le cache pas. Le halal, c’est du marketing ! Mais le bio aussi, c’est du marketing. Quand j’achète des produits sans OGM pour mes enfants, c’est du marketing, mais en attendant, ils sont sans OGM. Il y a là le respect du consommateur.

Moi, je ne suis pas religieux, je suis pour le respect des musulmans qui cherchent des produits conformes à leurs attentes religieuses, comme un consommateur bio attend un produit conforme à ses attentes bio.

Et le halal se décline aussi pour les produits non alimentaires.

On fabrique bien des voitures bio, et elles ne sont pas fabriquées en légumes ! En Angleterre, on propose des assurances halal, elles assurent qu’elles ne placent pas l’argent avec des intérêts, il y a même des moteurs de recherche halal, des produits cosmétiques, etc. Le halal, c’est un mode de vie, comme le bio.

Comment fait-on certifier halal son produit ?

On peut appeler la mosquée de Lyon qui enverra un imam qui viendra contrôler que votre procédé de fabrication est bien aux normes halal. La chambre de commerce de Bruxelles fait, elle, venir des imams d’Algérie. Ainsi, vous êtes certifiés pour un an. Ça coûte 1 500 €.

Certains, d’extrême droite, parlent alors de dîme à l’islam, ce n’est pas ça du tout. C’est une norme comme une norme iso où intervient à un moment dans l’équation, l’élément religieux. Il n’y a personne qui vient bénir l’outil ou quelque chose comme ça. L’imam ne vient pas donner une prière dans l’usine !

Recueilli par Olivier CLÉRO, Ouest France.

22/10/2010 Premier congrès des musulmans de Bretagne

L’Observatoire du Halal – Ce week end se tiendra le premier rassemblement des musulmans de Bretagne. Parmi les organisateurs de l’évènement, Breizh Halal, association qui veut s’assurer de l’authenticité halal des produits alimentaires. Nul doute que le sujet du Halal sera évoqué par les personnes présentes. Vous pouvez consulter le programme et la liste des intervenant en cliquant sur le lien suivant:

http://lermf.com/images/stories/breizh.pdf