L'Observatoire du Halal

Hal’Cash : une boutique Halal et Casher inaugurée par Alain Juppé

«Quand j’ai reçu un coup de fil du cabinet de M. Le Maire pour me dire qu’Alain Juppé venait à l’inauguration, ça m’a fait chaud au coeur.» Mondheur Madhi, propriétaire notamment de deux boucheries halal sur Bordeaux, cache mal son petit bonheur de voir l’unanimité autour de sa nouvelle création, le magasin Hal’Cash, qui a ouvert fin avril.

Plus qu’un énième commerce de proximité, celui-ci, donnant cours Victor-Hugo et rue des Faures, vend sur 160 m2 des produits alimentaires surgelés halal (qui répond aux préceptes de l’Islam)… et casher (à ceux du Judaïsme), réunissant pour le coup deux communautés, juive et musulmane, dans un seul et même commerce. Une «nouveauté mondiale» selon le chef d’entreprise. Bien difficile à vérifier mais un concept original qui outrepasse assurément tous les clivages.

«Cette fraternité fait plaisir»

À l’origine de cette aventure, une discussion avec un employé de l’un de ses commerces. «C’était il y a deux-trois ans de cela, on a commencé à parler d’un concept de commerce qui réunirait à la fois des produits casher et halal.» L’idée, séduisante mais délicate, a germé. Il fallut ensuite dénicher le bon local. Au préalable, Mondheur Madhi s’est adressé aux représentants des communautés juive et musulmane de Bordeaux qui lui ont donné quitus pour l’ouverture de ce commerce pas tout à fait comme les autres. «Ils m’ont répondu que l’idée était formidable», se souvient Mondheur Madhi. Alors ce dernier a foncé, investissant près de 300 000 euros pour aménager son nouveau local. Dans le même temps, il dût trouver des fournisseurs pour les produits surgelés casher, ceux pour la nourriture halal étant logiquement familier pour lui, musulman, qui commerce avec eux depuis 10 ans. «Quand je les ai rencontrés, ils ont été tout d’abord surpris par mon projet. Et puis les négociations se sont passées et ils m’ont dit : ‘‘ça va être un pari. On va voir ce que ça va donner’’», raconte Mondheur Madhi. Au final, «ça marche super bien, ce n’était pas écrit». Selon lui, les deux clientèles sont au rendez-vous depuis l’ouverture de Hal’Cash.

Chef d’entreprise «avant tout», il ne reste pourtant pas indifférent à l’idée de créer cette mixité dans son nouveau commerce. «Je ne fais pas de politique mais cette fraternité fait plaisir. Pour moi, tout le monde est pareil.» Et pour que tous ses clients y trouvent leur compte, son équipe de trois salariés et lui-même, en accord avec les fournisseurs, appliquent expressément les exigences de chacun. «On ne mélange pas les produits halal et casher par exemple», explique Mondheur Madhi qui, de son côté, ne transige pas lui non plus avec ses propres principes religieux.

«Je n’ai que des bons retours pour l’instant», se satisfait-il. Déjà, il voit fleurir des propositions pour installer Hal’Cash «à Mérignac et même à Toulouse». Pour l’heure, il ne donne pas suite, histoire de se «remettre d’aplomb». Mais, qui sait, cette aventure n’en est peut-être qu’à ses débuts. •  Nicolas Bochereau

Source: http://www.bordeaux7.com/index.php/bordeaux-actu/1663-saint-michel–commerce

Une application pour mobiles débusque la viande halal

Trois Français ont mis en ligne un logiciel permettant aux consommateurs de ne plus manger de la viande issue de l’abattage rituel sans le savoir. L’initiative ravit la droite identitaire.

Pour en savoir plus sur cette nouvelle application:

http://www.lematin.ch/monde/Une-application-pour-mobiles-debusque-la-viande-halal/story/18368781

Sarkozy : le halal, « premier sujet de préoccupation des Français »

Lundi 5 Mars 2012 à Saint-Quentin, dans l’Aisne :

« Le premier sujet de préoccupation et de discussion des Français, je parle sous votre contrôle, c’est cette question de la viande halal. »

11/05/2011 Quick halal: ouverture d’une enquête

(Le Figaro) Une juge d’instruction de Créteil a été chargée d’enquêter sur l’offre entièrement halal de certains restaurants Quick après la plainte pour discrimination d’un élu UMP de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire.

“Le parquet a ouvert fin avril une information judiciaire pour discrimination dans l’offre ou la fourniture d’un service et une juge d’instruction a été désignée le 5 mai”, a indiqué cette source, précisant que cette procédure était “un peu automatique”.

En août 2010, l’enseigne de fast-food Quick avait décidé d’étendre son offre 100% halal à 22 de ses restaurants, dont deux dans le Val-de-Marne (à Créteil et Villiers-sur-Marne), suscitant la grogne de certains élus.

Conseiller municipal UMP, Charles Aslangul, 22 ans, avait déposé en avril 2010 une première plainte pour discrimination à Créteil, qui avait été classée sans suite, avant de revenir à la charge avec une plainte avec constitution de partie civile.

“L’ouverture d’une information judiciaire est un peu un aboutissement”, a dit Charles Aslangul, par ailleurs fondateur d’une association baptisée l’Ordre Républicain.

“L’enjeu c’est de dénoncer une offre discriminatoire et anti-républicaine, sans stigmatiser une frange de la population. Le but, ce n’est pas d’enfermer les musulmans dans la diabolisation ou d’interdire l’offre halal mais de garantir le libre choix”, a-t-il ajouté.

En 2010, Charles Aslangul avait été convoqué devant le délégué du procureur de Créteil pour avoir tapissé plusieurs enseignes Quick d’autocollants hostiles à l’offre “100% halal”. Le parquet avait toutefois renoncé à le citer devant le tribunal.

En septembre 2010, le mouvement régionaliste d’extrême droite Alsace d’Abord avait lui aussi porté plainte à Strasbourg pour “discrimination”.

 

02/05/2011 Une application Iphone pour dénoncer le faux halal

(SaphirNews.com) AVS opère un véritable virage technologique et innove sa stratégie de communication. L’organisme de contrôle de viande halal a lancé, à l’occasion de la 28e Rencontre annuelle des musulmans de France, une application Iphone. Les consommateurs pourront désormais signaler les usages frauduleux du label et trouver plus facilement restaurants et boucheries certifiés par la marque en France.

AVS (A votre service) innove en matière de communication. Présent au Salon du Bourget, l’organisme, qui milite pour le vrai halal depuis sa création, a mis les chances de son côté pour s’assurer d’une visibilité lors du 28e Rassemblement annuel des musulmans de France (RAMF), en lançant à cette occasion une application gratuite pour les Iphone, très répandus dans les mains et les poches des Français.

Le site internet étant inadapté au format mobile, le lancement de l’application devenait nécessaire. « Elle reprend les fonctions principales du site Internet. La liste complète des boucheries et des restaurants halal certifiés par AVS y est disponible avec leurs coordonnées et une fonction permettant la recherche par nom, par adresse et par la géolocalisation », explique pour Saphirnews Djamel Bouchoucha, le créateur de l’outil et chef de projet pour AVS.

La liste des boucheries et des restaurants – quotidiennement contrôlés – est mise à jour en permanence et l’itinéraire vers ou depuis ces lieux pourra être facilement trouvé. Un journal d’information permettra à AVS de faire connaître ses activités et son actualité auprès des consommateurs à travers une médiathèque.

Car l’une des reproches souvent faites aux responsables d’AVS est de ne pas assez communiquer auprès des consommateurs selon Fethallah Otmani, le porte-parole de l’organisme de contrôle. « L’association a pris de l’ampleur ces dernières années, mais nous n’avons pas pris de temps de nous occuper de la communication car on souhaitait se concentrer sur le cœur de notre métier, à savoir le contrôle. On fait aujourd’hui des efforts et on trouve des solutions pour pallier ce problème », nous confie-t-il.

Les consommateurs deviennent les yeux d’AVS
La signalisation d’une fraude pourra également être possible afin que « les consommateurs soient la prolongation du contrôle ». Ces derniers pourront ainsi vérifier l’agrément présenté par la boucherie et, lorsqu’un usage frauduleux du logo est détecté, une photo et un descriptif pourront être envoyés. « Ces informations parviendront directement au service juridique de l’association, qui mènera l’enquête et des poursuites si les faits sont avérés », explique M. Bouchoucha.

AVS n’est pas continuellement sur le terrain et elle ne peut vérifier à chaque fois si des commerces utilisent frauduleusement son label, très prisé des musulmans. Selon M. Otmani, moins d’une trentaine de fraudes est recensée par mois et la plupart des cas sont détectés en province alors même que la marque est principalement implantée en Ile-de-France et la région lyonnaise.

« Il est rare que les affaires aillent jusqu’au bout. Généralement, les boucheries enlèvent le logo dès qu’elles sont contactées par un avocat » pour éviter des procès dans lesquels elles sont sûres de perdre, complète le porte-parole, qui dénombre une quarantaine de procès depuis les débuts d’AVS en 1991.

Objectif : 10 000 téléchargements
« Nous ne voulons pas non plus tomber dans le piège du tout-informatique. La vigilance humaine est essentielle, le premier gardien du halal est l’être humain, pas l’informatique. Mais on conçoit le fait que cette application peut nous servir d’outil d’aide », souligne M. Otmani.

Les Iphone sont à la mode, cependant l’application sera prochainement disponible sur Android et Windows Phone 7. Tous trois confondus, AVS espère bien 10 000 téléchargements d’ici à un an. L’ambition semble modeste quand on sait la bonne réputation que traîne l’organisme auprès des musulmans sur le territoire français. Le succès est toutefois garanti.

 

Hanan Ben Rhouma

21/04/2011 L’abattage rituel sera étiqueté

(Yabiladi.com) La Commission de l’environnement du Parlement européen a voté un amendement imposant l’étiquetage des viandes abattues rituellement. Elle met un terme provisoire à une longue bataille de lobbying entre les associations de défense des anmiaux et les associations juive et musulmane. Les juifs et les musulmans ont perdu en la première manche.

Désormais, en Europe, les bêtes abattues selon les rites religieux musulman et juif devraient porter l’étiquette « abattus sans étourdissement », relève Al Kanz. La Commission de l’environnement du Parlement européen a voté, mardi 19 avril, un amendement imposant l’étiquetage des viandes abattues rituellement. Ce vote en deuxième lecture rentre dans le cadre de la modification du projet législatif de la santé publique et de la sécurité alimentaire. Il siffle la fin de la première manche d’un long affrontement entre les associations de défense des animaux, d’une part, et les musulmans et juifs, d’autre part : les défenseurs des animaux ont gagné.

Défense des animaux contre exercice du culte

Depuis plus de trois les associations de défense des animaux réclamaient l’interdiction de l’abattage rituel. Une telle décision aurait mis un terme à la dérogation dont jouissent les cultes musulmans et juifs sur cette question. « Les députés approuvent le principe selon lequel les animaux doivent être abattus uniquement à l’aide de méthodes assurant une mort instantanée ou après étourdissement, sauf dans le cas des rites religieux pour lesquels ils demandent le maintien de l’exception générale actuelle au lieu d’une possibilité de dérogation à établir au niveau national », stipulaient les députés européens, en avril 2009.

Selon les associations de défense des animaux, l’abattage des bêtes selon le rite musulman halal et les règles juives de la cacherout, parce qu’ils interdisent l’étourdissement préalable de l’animal, sont trop douloureux pour être tolérés. Le lobbying du collectif d’association, dont la Fondation Brigitte Bardot, qui, en France, réclamait de revenir sur la dérogation a été intense. Une campagne d’affichage avait même été réalisée à Lyon.

A défaut d’une interdiction immédiate, le collectif réclamait un étiquetage clair. Il l’a obtenu. « En outre, la viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement (conformément à certaines traditions religieuses) devrait être étiquetée comme telle [...] », souligne le communiqué de la Commission de l’environnement du Parlement européen.

Une perte possible pour les industriels

Cette décision porte un enjeu économique et politique qui va au-delà de la simple violence sur les animaux. Outre la stigmatisation indirecte mais évidente des deux religions, le risque existe de voir les consommateurs qui ne sont ni juifs ni musulmans se détourner de ces viandes. Les députés européens ont « modifié le projet de législation européenne en vue de garantir que les étiquettes soient lisibles, n’induisent pas en erreur et fournissent les informations nécessaires aux consommateurs pour effectuer des choix », continue le communiqué de la Commission.

« Si demain les industriels doivent étiqueter la viande, ils renonceront à faire du halal et du casher », craignait Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon, sur LyonCapitale.fr, en janvier 2011. En effet, un grand nombre de bêtes abattus selon ces rituels rentrent ensuite dans le circuit de boucherie traditionnel. C’est particulièrement le cas pour la cacherout juive qui exclue de la consommation un grand nombre de pièces de l’animal.

Selon le site Al Kanz, la décision européenne pourrait toutefois être bénéfique aux musulmans pratiquant à défaut de l’être pour les industriels. « En les obligeant à plus de transparence, l’Union européenne devrait mettre un coup de frein à la généralisation du faux halal », explique le site.

Des négociations devront être entamées afin de conclure un accord en deuxième lecture avec le Conseil avant le vote du Parlement en plénière prévu en juillet. La décision de la Commission n’est dont pas définitive.

 

19/04/2011 Le halal, “une philosophie de vie”

(LeVif.be) Le marché halal représente un véritable business pour les entreprises, qu’elles soient nationales ou internationales. Mais que représente-t-il exactement ?

Le terme halal ne s’applique pas qu’à la nourriture, comme pourraient encore le penser beaucoup de personnes. « Consommer halal est une philosophie de vie, comparable au bio » comme nous l’explique Bruno Bernard, consultant expert en commerce international pour la Brussel Entreprises Commerce and Industry (BECI) de Bruxelles, co-auteur de l’ouvrage « Comprendre le Halal » et créateur de la Certification Officielle Halal européenne.

Le boom du halal

Cette apparition soudaine sur le marché de produits halal pourrait être comparée au boom du bio dans les années nonante. Elle est notamment la conséquence d’un certain manque de confiance des consommateurs musulmans envers les produits. « Beaucoup de musulmans ne font plus confiance au marché », nous explique Bruno Bernard, créateur de la Certification Officielle Halal européenne. « Par exemple, on leur a vendu des yaourts, produits qu’ils n’avaient pas l’habitude de consommer. Or, il n’était pas précisé de façon claire que la plupart contiennent de la gélatine de porc. Lorsqu’ils s’en sont rendus compte, ils se sont sentis trompés ».

Quand à l’évolution future de ce marché en pleine expansion, Bruno Bernard pense que d’ici une trentaine d’années, celle-ci tendra à se calmer : « L’évolution de la société arabe rendra peut-être les jeunes moins religieux. Beaucoup d’entre eux seront plus intéressés par Facebook que par la nourriture halal ».

De plus, la globalisation de notre société ne limitera plus la nourriture halal aux musulmans. « Lorsque je mange une pizza, je ne deviens pas italien. De même que nos grands-parents ne mangeaient jamais de couscous, de hamburgers, notre société évoluera peut-être et tout le monde consommera alors du halal ».

Quelques précisions sur le halal

Sont considérés comme halal, ou licites, les produits ne contenant ni porc, ni alcool. Pour consommer de la viande l’animal doit avoir été abattu selon les règles sacrées du Coran, c’est-à dire égorgé sans étourdissement préalable. Et enfin, l’animal ne doit pas avoir été élevé au préalable de manière intensive.

De plus en plus de grandes marques proposent une version halal de leurs produits, comme les bonbons Haribo, fabriqués sans gélatine de porc. D’autres produits peuvent être halal, comme les cubes de bouillon, les boissons qui par leur certificat de conformité halal, ne sont pas entrées en contact avec des denrées illicites ou interdites.

A contrario, certains gels douche, shampoings ou cosmétiques peuvent être décrits comme étant haram ou illicites, car contenant des composants dérivés du porc, comme des pigments.

Hélène Lepers (stg)

 



10/04/2011 L’AFCAI, certificateur de KFC, n’est plus halal en Malaisie

(SaphirNews) – L’association finistérienne pour la culture arabo-islamique (AFCAI), n’est désormais plus reconnue comme un organisme de certification par les autorités malaisiennes. Celle-ci, qui certifie « halal » les producteurs de poulets Doux et Tilly Sabco, a été rayée de la liste des organismes depuis janvier par Jakim, l’autorité religieuse de certification halal en Malaisie. Cette décision aurait été prise à la suite de la visite d’une délégation malaise dans le Finistère, où l’AFCAI est basée, rapporte Le Télégramme. Elle avait alors visité les ateliers Doux et rencontré les responsables de l’AFCAI en automne dernier.

Pour KFC, qui ne cesse de clamer que ses poulets fournis par Doux sont « halal », c’est un coup dur. En revanche, cette décision est une bonne nouvelle pour nombre de musulmans, qui critiquaient vivement le manque de transparence de l’enseigne envers ses clients. Un reportage de M6, censuré mais diffusé sur la Toile en avril dernier, avait d’ailleurs jeté le discrédit sur l’AFCAI, Doux et KFC.

L’Association rituelle de la grande mosquée de Lyon (ARGML), qui affirme avoir été auditée récemment, fait désormais cavalier seul. Elle est la seule organisme de certification halal de France agréée par la Malaisie.

03/04/2011 Mantes la jolie: nouvel eldorado des boucheries halal

(Le Parisien) Avec 23 boucheries en activité, Mantes-la-Jolie atteint des records et arrive en tête des villes moyennes en termes de commerces de bouche par habitant, un classement qui s’explique d’abord par l’omniprésence du halal.

Les deux bouchers qui viennent de s’installer sur la dalle commerçante du Val-Fourré l’ignorent peut-être, mais leur arrivée a fait de Mantes-la-Jolie l’une des villes les mieux dotées en commerces de bouche en Ile-de-France. Selon la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA), 23 boucheries (artisans bouchers, rayons boucherie des supermarchés…) ont été recensées dans cette ville de près de 40000 habitants. En excluant Paris, elle arrive en tête des villes moyennes (la comparaison a été faite avec les mêmes critères).

Une étude réalisée en 2009 pour la CMA révèle qu’il existe, en moyenne, 0,39 boucher/1000 habitants en Ile-de-France. A Mantes-la-Jolie, ce ratio atteint 0,5/1000. On y compte un boucher pour 1800 habitants, contre un pour 4400 à Versailles, par exemple. « Ce qui se passe dans cette commune est surprenant, convient-on à la CMA des Yvelines. La ville va à contre-courant de la tendance nationale qui montre une raréfaction de ce type de commerce. »

Outre une tradition locale et ancienne pour les métiers de bouche, cette spécificité s’explique par l’omniprésence du halal. Les boucheries destinées aux musulmans contribuent en effet pour moitié à l’offre de bouche dans la ville. Notamment grâce au marché du Val-Fourré. Situé tout près de la frontière normande, accessible depuis l’A13, il permet d’élargir la zone de chalandise des commerces mantais. « De par sa réputation, il attire des clients venus de très loin. Les gens viennent de Rouen ou Evreux y faire leurs emplettes et s’arrêtent dans nos commerces », assure un employé de la Boucherie mantoise, installée sur la dalle commerçante du quartier. Le maire (UMP), Michel Vialay, se félicite que cette abondance d’offre entraîne une baisse des prix de la viande. Elle-même contribuant à doper la fréquentation des commerces de la commune.

31/03/2011 Abattage rituel: Bruno Le Maire s’engage

(AFP – Le Figaro) Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire s’est dit favorable ce matin (Mercredi) à un “encadrement plus strict” de l’abattage rituel des animaux d’élevage, dont les méthodes sont dénoncées par la Fondation Brigitte Bardot. 

“Je souhaite qu’on ait un encadrement plus strict de cet abattage rituel, notamment avec un régime d’autorisation préalable et un contrôle plus strict sur les méthodes qui sont appliquées pour limiter la souffrance animale”, a dit M. Le Maire sur Canal+.

“On arrivera à ces solutions en dialoguant avec les communautés religieuses, avec les associations, de façon ouverte et constructive”, a-t-il ajouté, assurant qu’il n’était pas “question de remettre en cause l’abattage rituel, qui est autorisé par l’Union européenne”.

La Fondation Brigitte Bardot a organisé en janvier une campagne d’affichage dénonçant les conditions dans lesquelles les animaux étaient tués dans le cadre de l’abattage rituel, à savoir sans étourdissement préalable, selon elle.

 

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