L'Observatoire du Halal

30/03/2011 Lettre manuscrite de Brigitte Bardot dans Le Parisien contre l’abattage rituel

PARIS, 30 mars 2011 (AFP) - Brigitte Bardot s’est offert mercredi une pleine page dans le quotidien Le Parisien pour dénoncer, dans une lettre manuscrite, le “supplice” des animaux soumis à l’abattage rituel dans des “conditions de violence et d’inhumanité abjectes”.

“Aujourd’hui, nous constatons une effrayante régression et un +je m’en foutisme+ terrifiant et coupable des autorités face aux dérives observées dans ces lieux de mort” que sont les abattoirs, écrit l’ancienne actrice.

Dénonçant, sans jamais le désigner explicitement l’abattage rituel, BB s’indigne du fait que les animaux “soient égorgés à vif sans étourdissement préalable dans des conditions de violence et d’inhumanité abjectes”, assurant qu’il s’agit du cas de “100% des bêtes en Ile-de-France”.

Elle dénonce aussi “la volonté manifeste de cacher le scandale puisque aucun étiquetage ne précise le mode d’abattage”, et “exige” du gouvernement qu’il “fasse appliquer la loi française et européenne dans les abattoirs”.

La Fondation Brigitte Bardot et d’autres associations ont lancé début janvier une campagne d’affichage contre l’abattage rituel des animaux.

Mercredi, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire s’est dit favorable mercredi à un “encadrement plus strict” de l’abattage rituel des animaux d’élevage.

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Pour relire l’entretien que nous a consacré la Fondation Bardot, c’est ici.

21/03/2011 Roubaix: Quick réagence sa cuisine, pas ses menus

(NordEclair)Le bacon à base de viande de porc continue d’être prohibé au Quick du boulevard Gambetta. Les travaux en cours actuellement ne remettent nullement en cause l’option halal affichée depuis l’an dernier, une option qui avait déchaîné les réactions les plus diverses au niveau national.

L’an dernier, à titre expérimental, la chaîne de restauration Quick décidait de se tourner vers la viande de boeuf halal et d’abolir le bacon de porc de ses menus dans une dizaine de ses restaurants dont celui de Roubaix. Durant près de trois mois, personne ne trouva à redire à ce choix culinaire, à défaut d’être gastronomique.

Et puis soudain, le restaurant du boulevard Gambetta se retrouva dans l’oeil d’un cyclone médiatico-politique, suscitant la controverse au point de devenir le Quick le plus emblématique de France. Le maire envisagea même de déposer plainte pour discrimination avant d’y renoncer.

Mais ne voilà-t-il pas que ledit Quick est momentanément fermé en raison de travaux. Un an après l’affaire du halal, il était normal de s’interroger sur ce chantier d’une durée d’une dizaine de jours, la réouverture étant annoncée pour le 19 mars.

« Pas de nouvelle stratégie… »

Les travaux en cours au niveau de la cuisine sont-ils motivés par l’application d’un principe de précaution au niveau de l’ensemble de la chaîne après le décès le 22 janvier d’un adolescent victime d’une présumée intoxication alimentaire au sortir du Quick d’Avignon/Cap sud ? Sont-ils inhérents à la demande du maire de faire cohabiter une offre mixte (halal et non halal) ?
Pascal Nys, responsable du restaurant, estime que cette offre mixte existe déjà : il n’y a que le boeuf qui soit halal. Oui mais le bacon ? Celui de dinde a suppléé celui de porc (considéré comme haram et donc illicite pour les musulmans) dans le Strong bacon. Le « halouf » demeure donc prohibé au Quick de Roubaix. Mais si le porc est interdit aux musulmans, il n’a rien d’obligatoire pour les non musulmans objectera-t-on.
M. Nys assure donc que le chantier en cours n’a rien à voir avec l’adoption d’une nouvelle stratégie : « Il s’agit en fait de travaux de rénovation interne, comme on en effectue régulièrement pour que les installations demeurent opérationnelles », indique Pascal Nys qui affirme que les menus proposés ne sont en rien concernés par ces travaux d’un montant de 150 000 euros.
« La salle a été refaite, il y a deux ans, note encore Pascal Nys. Cette fois, il n’y a que l’îlot central qui soit transformé. La nouveauté visible pour le client ce sera un double poste de boissons. »

15/03/2011 Paris Halal Expo, c’est bientôt !

(L’Observatoire du Halal) – Les 29 et 30 Mars prochain se tiendra, au parc des expositions de la Porte de Versailles, le traditionnel “Paris Halal Expo”, salon entièrement dédié aux acteurs du marché du halal. C’est un rendez vous incontournable pour tous les professionnels. Vous pouvez vous rendre sur le site officiel du salon: http://www.parishalalexpo.com/

 

 

 

 

09/03/2011 A Pamiers (Arriège), la collectivité finance le halal

(LA DEPECHE) La société d’exploitation des abattoirs de la ville est dotée d’un piège rotatif . Un nouvel outil qui permet d’abattre les bovins dans le respect des rites juifs et musulmans.

Chez Alisam, magasin d’alimentation spécialisé dans les produits halal, l’étalage de viandes déborde. « Il y a une vraie demande sur Pamiers, confie Christophe, qui s’occupe du rayon boucherie. Nous écoulons environ 300 tonnes de viande halal par an ici. » Problème, le patron travaille depuis le début avec les abattoirs de Castelnaudary. Pourtant aujourd’hui, les abattoirs de Pamiers pourraient assurer les commandes. Depuis cet été, le piège rotatif a fait son apparition zone du Pic. Une machine qui permet de respecter le rite musulman selon lequel l’animal doit être égorgé sans être anesthésié, ce dernier est orienté vers La Mecque et il est maintenu lorsqu’il se débat.

« Avant la mise en place de ce dispositif, nous réalisions déjà l’abattage rituel de moutons qui peut être effectué sans l’assistance d’une machine de contention, précise Francis Rey, directeur de la société d’exploitation des abattoirs de la ville. Mais pour les bovins c’est une autre histoire, ce sont de grosses bêtes. Aujourd’hui, nous avons la capacité de proposer du bœuf halal ou casher grâce à ce nouvel outil. »

LE PIÈGE ROTATIF FINANCÉ PAR LA COLLECTIVITÉ
Son coût ? 60 000 euros. Une somme englobée dans l’ensemble du budget dédié aux travaux de rénovation des abattoirs qui ont eu lieu en 2010. Un million d’euros consacré à la remise aux normes des locaux, des machines, en partie supporté par la collectivité. La chambre d’agriculture, la commune et communauté de communes, le conseil général et régional ont participé au financement. François Toulis, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège est convaincu : « Il fallait que les abattoirs de Pamiers se dotent d’un piège rotatif afin de ne pas laisser s’envoler le marché de la viande halal hors du département, nous en avons trop besoin. »

Un investissement qui s’avérait donc indispensable selon la chambre d’agriculture et qui est confirmé par les grossistes appaméens. Aujourd’hui, les professionnels sont en mesure de proposer de la viande halal et casher mais faut-il encore trouver les opérateurs.. «La majorité des boucheries halal de l’Ariège et Toulouse travaille avec les abattoirs de Castelnaudary qui est déjà équipé depuis plusieurs années, constate Frédéric Amardeil, directeur du comptoir appaméen des viandes. Je ne veux pas être trop pessimiste car c’est vrai que maintenant, nous avons le potentiel. »

08/03/2011 Al Kanz et la fatwa

Voici un texte publié sur le site d‘Al-Kanz.

 

Les poulets vendus dans les restaurants KFC ne sont pas halal, tout comme les poulets Doux qui ne sont pas non plus halal. Fin février, nous étions au Gulfood, un salon alimentaire en passe devenir la référence internationale en la matière. Nous y avons rencontré Guy Odri, directeur général du groupe Doux, qui avant de nous chasser de son stand a clairement reconnu que les poulets Doux sont passés par électronarcose et abattus mécaniquement. Les viandes vendus chez Quick, non plus, ne sont pas halal, comme l’ont clairement dénoncé, l’an dernier, les mosquées d’Evry et de Paris (voir Selon les mosquées d’Evry et de Paris, Quick n’est pas halal). Quant à la gamme Carrefour halal, le numéro 2 mondial de la grande distribution a décidé d’assumer publiquement le recours systématique à l’abattage mécanique.

En 2010, quelques semaines après nous avoir fait parvenir une première fatwa (avis juridique) condamnant le recours à l’électronarcose et l’abattage mécanique, Majarrah, lecteur d’Al-Kanz, nous envoyait une seconde fatwa, en version audio. La première fatwa émanait du cheikh Rajihi, celle-ci du cheikh Abd Al-’Aziz ‘al ash-Shaykh, mufti d’Arabie saoudite, président du comité permanent des recherches scientifiques et de l’Ifta* et président du l’assemblée des grands savants. Vous la trouverez ci-dessous. Quelques précisions au préalable sur les conditions de cette fatwa :

- la question a été posée le dimanche 1er dhul-hijjah 1431, qui correspond au 7 Novembre 2010, à l’issue d’un cours que le cheikh a donné dans la mosquée Ibn Baz (La Mecque). Cette mosquée est fréquentée par les musulmans de France venant accomplir leur pèlerinage, car réputée pour accueillir de nombreux cours de savants avant le début du hajj. Ce jour-là, l’assistance comptait plusieurs pèlerins français.
- la question est posée au cheikh sans que ce ne soit précisée la méthode d’abattage. Il est simplement indiqué que la méthode d’abattage n’est pas conforme au rite islamique. Le cheikh répond en évoquant l’une des méthodes non conformes, en l’occurrence l’abattage par étranglement. La réponse du cheikh vaut pour tout mode d’abattage haram (interdit), comme l’est l’abattage mécanique.
- la seconde partie de la réponse du cheikh est une réponse de prudence. Lors de ce genre d’assises, un savant répond en fonction des éléments apportés dans la question qu’on lui soumet. Il doit à cet égard faire preuve de prudence et ne pas prendre pour argent comptant ce qu’on lui affirme. D’où le conditionnel. Ajoutons qu’un droit de réserve oblige le cheikh à s’en tenir à des déclarations mesurées.

Question : Nous résidons en France et nous avons récemment vu à la télévision française la diffusion d’un reportage consacré à la production de viande halal en France.
Notre plus grande surprise a été d’apprendre qu’une grande société vend des poulets en prétendant que ces derniers sont halal, mais il est ensuite apparu qu’elle ne procédait pas à la mise à mort des poulets selon le rite islamique, et qu’aucun contrôleur de la méthode d’abattage n’était présent dans ses bâtiments. De plus, cette société importe ses bêtes dans le Golfe, et particulièrement dans le royaume d’Arabie Saoudite. Nous espérons donc que vous pourrez nous donner votre point de vue à ce sujet.

Réponse : Premièrement, il est à noter que la nourriture des gens du Livre (Ahl al-Kitâb) nous est permise, car Allâh a dit : « Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. » (Sourate 5, Verset 5), « nourriture » signifiant ici « animaux abattus ». Nous en déduisons ainsi que les animaux abattus par les gens du Livre nous est licite, de même que les animaux que nous avons abattus leur sont permis. Il est également à savoir que le Prophète صلى الله عليه وسلم s’est nourri de ce qui avait été préparé par des juifs : lorsqu’une femme juive lui offrit un plat contenant de la viande, et qu’un juif lui offrit un pain d’orge sur lequel se trouvait de la graisse animale fondue, il les consomma.

Cependant, s’il est avéré que l’abattage [pratiqué par cette société, NDT] s’effectue par exemple par étranglement de l’animal*, cela est une autre affaire : si l’abattage des animaux s’effectue selon le rite légiféré en Islam, Allah nous a certes permis de les consommer, mais si cet abattage est réalisé dans des conditions contraires au rite islamique, comme le fait de mettre à mort l’animal en l’étranglant, l’affaire est ici toute autre.

Ce que l’on sait à l’heure actuelle, et Allâh est le plus Savant, cet abattage est généralement réalisé conformément au rite islamique, car de nombreuses recherches ont été effectuées à ce sujet par Al-Hay’ah (l’assemblée des grands savants d’Arabie Saoudite). Et ce qui résulte de ces recherches, c’est que la base réside dans la permission, tant qu’un élément ne vient pas montrer avec certitude que l’abattage de cette société n’est pas réalisé selon le rite islamique.

La dernière phrase est intéressante, en ce qu’elle illustre pleinement la réalité d’aujourd’hui : l’abattage mécanique, tel qu’effectué dans les sites de production des poulets Doux, Carrefour, etc., n’est islamiquement pas acceptable. Sauf qu’il existe un décalage, qui profite au faux halal, entre les principes qui régissent le halal et ceux qui ont réussi à faire croire tant aux autorités gouvernementales des pays musulmans qu’aux consommateurs eux-mêmes que leurs méthodes sont conformes au rite islamique.

Une fois encore, on se rend compte combien les industriels travaillent pour leur propre intérêt et se fichent de l’intérêt tant de leurs salariés que de la France. 1) De leurs salariés : les pays musulmans sont de plus en plus sensibles à ce que les entreprises étrangères importent chez eux. Aux Emirats arabes unis, par exemple, certaines entreprises françaises ne sont pas les bienvenues du fait de leur partenariat avec tel ou tel organisme de certification. D’autres entreprises sont aujourd’hui clairement menacées. Plutôt que de se conformer aux règles, pourtant simples, qui régissent le halal, elles préfèrent commercialiser du halal contrefait, avec le risque de se voir prochainement blacklisté, ce qui mènerait en France, dans certains cas, au licenciement de plusieurs centaines de salariés. 2) De la France : nous ne cessons de le dire depuis des années. Le halal est une chance pour la France. Notre pays dispose d’un outil industriel et d’une large population musulmane, deux atouts pour devenir l’un des fleurons mondial sur le marché du halal. En lieu et place, les produits halal français font, à l’étranger, de plus en plus l’objet de suspicion, voire de rejet. En laissant le champ libre aux mauvaises pratiques et aux entreprises qui ont choisi la stratégie du faux halal, les décideurs participent à la déréliction de l’économie de notre pays. Jusqu’ici, tout va bien… mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

* La position de l’ifta est très claire : selon les principes rappelés par ce conseil de savants, l’abattage tel qu’il est pratiqué notamment par Doux, Carrefour et les fournisseurs de Quick, n’est pas acceptable islamiquement parlant. Cf. la seconde partie d’un article publié en juin 2010 : Non-halal : Doux rencontre des acheteurs saoudiens.

Source : Nouvelle fatwa contre les poulets Doux, KFC, Carrefour et assimilés by null

28/02/2011 Quick : «On va mettre plusieurs mois à s’en remettre»

(Le Parisien) Jacques-Edouard Charret, le patron de Quick, évoque les conséquences pour son enseigne du décès de Benjamin. Le 22 janvier, cet adolescent était mort après avoir pris un repas dans un des fast-foods, à Avignon. Depuis, les clients se font plus rares dans l’ensemble des restaurants.


Avez-vous des éléments nouveaux concernant la cause du décès de Benjamin?

Jacques-Édouard Charret. Nous attendons de pouvoir nous porter partie civile pour avoir accès au dossier, car aujourd’hui la cause de ce décès reste loin d’être expliquée.

On parle quand même de manquements liés à l’hygiène !
Si c’est un problème d’hygiène, comment expliquer que, sur des milliers de repas servis ce week-end-là, il n’y ait eu que deux cas d’infection alimentaire. Dans l’heure qui a précédé et suivi le repas servi à Benjamin et son père, une centaine de personnes ont mangé la même chose. Pour l’instant, nous n’avons aucune certitude sur le fait que notre responsabilité soit engagée. Si nos équipiers perdaient de vue qu’il faut se laver les mains toutes les quinze minutes, ça ne serait pas une bonne nouvelle. Cela dit, si notre faute était reconnue, je formulerais des excuses et assumerais pleinement mes responsabilités face à la famille.

Une semaine après la réouverture du Quick d’Avignon, qu’en est-il de la fréquentation sur le restaurant et sur l’ensemble de vos 362 fast-foods de France ?
La baisse de fréquentation de l’ordre de 30% de notre restaurant Cap Sud d’Avignon reste inchangée depuis le début de l’affaire. On a connu une légère amélioration avant que les premiers résultats de l’enquête soient connus, mais ça n’a pas duré. Sur l’ensemble de nos franchisés, on note aussi une désaffection, mais elle est plus faible. Plus on se rapproche d’Avignon, plus ce phénomène est sensible. Ça va nous demander beaucoup de temps et d’efforts avant de regagner la confiance. Comme pour toute crise alimentaire de ce genre, on va mettre plusieurs mois avant de s’en remettre.

Cette désaffection touche-t-elle aussi les autres fast-foods ?
Je ne sais pas si les clients que nous avons perdus sont allés chez McDonald’s mais, face à cette affaire, nos concurrents se montrent solidaires. Avec le PDG de McDo, on s’est parlé plusieurs fois, car tout le monde a à y gagner quand on aborde la sécurité alimentaire et la qualité des produits. Aujourd’hui, en termes de contrôles et d’analyses, je ne vois pas bien ce que je peux faire de plus. Cela dit, on ne va pas rester les bras croisés. Dans tous nos restaurants, la formation à l’hygiène sera renforcée dans les deux mois, et on va mettre en place des logos qualité, visibles des clients, sur ceux qui seront labellisés par l’organisme de certification que nous venons de recruter. En Belgique, cette reconnaissance, visible grâce à des smileys, est réalisée par les pouvoirs publics. Il serait judicieux qu’en France le même dispositif soit arrêté. Ça rassurerait tout le monde.

22/02/2011 Hausse des abattages rituels : « Brigitte Bardot dit vrai… »

(RMC)Brigitte Bardot vient de porter plainte contre les ministres Brice Hortefeux (Intérieur) et Bruno Le Maire (Agriculture). Elle dénonce la généralisation des abattages rituels, cruels pour les animaux dit-elle. « Vrai », concède sur RMC un responsable de la filière.

En ligne de mire de Brigitte Bardot, l’abattage des animaux selon les rites musulman et juif. Selon elle, la pratique se généralise en France. Selon cette méthode, les animaux ne sont pas étourdis mais égorgés vifs, alors qu’ils sont parfaitement éveillés. Selon la Fondation de l’ancienne actrice, ce rite pratiqué dans les abattoirs engendre des souffrances inacceptables pour les bêtes dont l’agonie peut durer un quart d’heure.

« 60% des moutons abattus en France sans étourdissement »
Elle souligne que la technique de l’étourdissement – qui est supposée être la norme en France – permet au moins à l’animal de perdre conscience avant d’être tué. Selon elle, 43% des veaux et 60% des moutons abattus dans l’Hexagone « subissent » un rituel halal ou casher, « sans aucune transparence pour le consommateur ». 60% à 70% des produits de l’abattage rituel arriveraient ainsi dans le circuit de la grande consommation (grandes surfaces, boucheries de quartier…) sans mention ni étiquetage visant à informer l’acheteur de ce qu’il met dans son sac à provisions.
La règlementation européenne prévoit bien une dérogation à l’obligation d’étourdissement des animaux pour motif rituel, mais la Fondation Bardot estime que « ce qui doit être l’exception est devenu la règle en France ».

« Pas de données fiables pour contredire Bardot »
Cet ensemble d’affirmations est-il exact ? A en croire Yves Berger, délégué général d’Interbev (organisme représentant l’ensemble de la filière de la viande en France), la réponse est affirmative. « Oui, c’est vrai, la pratique de l’abattage rituel est en pleine augmentation en France. Et effectivement, nous n’avons aucune donnée suffisamment fiable pour contrer les chiffres avancés par Brigitte Bardot ».
Prenant pour exemple la région Ile-de-France, Yves Berger concède que « tous les abattoirs font de l’abattage rituel. Dans la région, quasiment 100% des moutons tués le sont par égorgement. L’explication est simple, c’est qu’il y a une forte concentration de croyants musulmans ».

« Des responsables religieux très à cheval sur l’interprétation des textes »
Selon lui, la filière travaille actuellement à une évolution des pratiques. Une obligation d’étiquetage visant à informer les consommateurs sur le mode de l’abattage de l’animal consommé est notamment à l’étude, explique Yves berger. « Comme on indique déjà la race de l’animal dans les rayons, on pourrait très bien indiquer la manière dont il a été tué », suggère-t-il.

Des réflexions sont aussi engagées pour un adoucissement des méthodes d’étourdissement qui pourrait convenir à l’abattage rituel, comme c’est le cas dans d’autres pays européens. « Mais nous nous heurtons malheureusement aux responsables religieux, musulmans notamment, qui sont très à cheval sur l’interprétation des textes sacrés et qui ne veulent pas entendre parler de changement pour l’instant ».

21/02/2011 La fondation Brigitte Bardot porte plainte contre 2 ministres

Texte tiré du site de la Fondation:  http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40306

21/01/2011 (Vidéo) Les identitaires s’invitent chez Quick

On avait beaucoup parlé de la chaîne de restauration Quick, célèbre pour ses restaurants halal. Ces derniers jours, c’est à la rubrique faits divers que l’enseigne a fait parler d’elle. En effet, un jeune homme est décédé après avoir mangé dans un restaurant situé à Avignon. Un groupe de militants identitaires s’est invité chez Quick, nous publions ici la vidéo de leur action. Vous pouvez continuer à nous envoyer les informations intéressantes que vous trouvez sur la toile.


11/02/2011 Entretien exclusif avec la Fondation Brigitte Bardot

Interview de Christophe Marie (à droite, sur la photo), porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

L’Observatoire du Halal: La Fondation Brigitte Bardot s’est lancée, depuis le début de l’année, dans une campagne contre les abattages rituels. Pourquoi ?

Christophe Marie: Ce n’est pas un nouveau combat car nous agissons, depuis des années, contre l’égorgement des bêtes sans étourdissement préalable. D’ailleurs, la toute première action de Brigitte Bardot en faveur des animaux portait, précisément, sur les conditions de mise à mort en abattoir. C’était en 1962 et il aura fallu attendre plus de dix ans avant d’obtenir l’insensibilisation des bêtes lors de leur saignée. Nous n’acceptons pas que les croyances personnelles, aussi respectables soient-elles, viennent balayer les dispositions réglementaires prises pour limiter la souffrance des animaux sacrifiés. Lorsqu’en 2004 nous avons été reçus avec Brigitte Bardot à la Mosquée de Paris, le Dr Dalil Boubakeur et son grand Mufti nous ont certifié que l’Islam n’était pas hostile à l’étourdissement dès lors que ce dernier n’était pas irréversible et n’entrainait donc pas la mort de l’animal. Ce point a été confirmé par l’Académie vétérinaire de France dans son rapport sur « le degré de réversibilité de l’étourdissement des animaux d’abattoir ». C’est un fait établi, les musulmans ne peuvent nullement prétendre que la barbarie de l’égorgement à vif est imposée par leur religion.

- Votre fondation est associée à 6 autres associations de défense des animaux, comment s’est passé ce grand rassemblement ?

Il était important de montrer que l’action menée ne vise pas une communauté mais une pratique cruelle, d’où la nécessité de réunir différentes associations de protection animale pour lever toute ambigüité. Il n’est jamais facile de rassembler, particulièrement sur un sujet aussi sensible, mais la généralisation de l’abattage rituel, sa distribution dans les circuits classiques sans information pour le consommateur, mais aussi la provocation de certaines marques s’affichant fièrement « halal » ont fini par convaincre les associations qu’elles devaient se joindre à nous pour lutter contre cette régression terrifiante.

- Brigitte Bardot, présidente de l’association, avait poussé une gueulante il y a quelques mois et alerté Nicolas Sarkozy. Elle réclamait plus de traçabilité et avait, une nouvelle fois, plaidé la cause des animaux. Des retours de l’Elysée ou des membres de la majorité présidentielle ? Des soutiens ?

Nous avons été reçus, à deux reprises, par Nicolas Sarkozy qui nous a fait de belles promesses qu’il n’a pas tenues. Il s’était même engagé par écrit, dans une lettre à Brigitte Bardot, à contraindre les abattoirs halals à généraliser l’étourdissement préalable… Michèle Alliot-Marie puis Brice Hortefeux ont pris des engagements inverses et ont torpillé les propositions européennes de ne plus autoriser d’exception à l’obligation d’étourdissement des animaux. Hortefeux manœuvre, aujourd’hui encore, à faire échouer la volonté du Parlement européen d’assurer une traçabilité des viandes via une information du consommateur sur les conditions d’abattage des animaux. Nous pouvons avoir honte de la politique défendue par l’actuel gouvernement qui fait preuve d’une lâcheté intolérable, les précédents n’étaient pas plus courageux cela-dit.

- Vous avez subis beaucoup de pression avant le lancement de votre campagne d’affichage. Comment réagit la population française sur le terrain ?

Je ne sais pas si « les Français sont des veaux » comme le disait de Gaulle, mais ils sont nombreux à avoir réagi à notre campagne d’affichage et nos appels dans les médias. Beaucoup nous remercient de ne pas baisser les bras face aux difficultés rencontrées. Nous sommes souvent confrontés à la censure et aux menaces, mais cela n’a aucune importance car nous savons toute la légitimité et la pertinence de notre action.

- Il y a quelques semaines, nous avions publié une interview de Nicolas DHUICQ, député UMP, qui  proposait une loi «visant à améliorer l’information du consommateur quant au mode d’abattage des animaux». Cela va dans votre sens ?

Oui, cela va dans notre sens mais cela ne va pas assez loin. Nous travaillons actuellement avec deux autres députés qui souhaitent nous accompagner dans une proposition de loi qui supprimerait l’exception prévue dans le cadre de l’abattage rituel. Ce texte imposerait l’étourdissement des animaux et répondrait ainsi à la Fédération vétérinaire d’Europe qui, dans un avis publié en 2006, stipule : « la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances. »

- On le constate jour après jour, le Halal a le vent en poupe. La fondation Bardot fait-elle un lien entre ce développement et l’Islam en France ?

Non, il ne revient pas à la Fondation de faire ce genre de lien, l’Islam en France n’est pas notre préoccupation, notre seul objectif est de dénoncer la cruauté de l’abattage qui est rendu plus insupportable encore lorsqu’il est pratiqué sans étourdissement préalable. Avec l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs, nous avons pu dévoiler ce qu’est un égorgement dans ces conditions et la longue agonie qui suit, particulièrement pour les bovins qui peuvent rester conscients, sensibles à la douleur, jusqu’à 14 mn après avoir eu la gorge tranchée.

- A côté de cette campagne d’affichage, organisez vous des actions de sensibilisations dans les rues de France ?

Nous avons réalisé une carte-pétition pour permettre au public de soutenir notre action. Cette carte est disponible à notre Fondation et doit être directement adressée au Premier Ministre car il lui revient d’arbitrer et de définir la politique défendue par ses ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur. Il faut continuer à informer car, qui sait que la majorité des viandes provenant de l’abattage rituel (60% pour le halal et 70% pour le casher) se retrouve dans le circuit classique sans aucune indication pour le consommateur ? Alors plutôt qu’organiser des actions dans la rue, et puisque les Français sont volontairement trompés et pris pour des consommateurs imbéciles, nous les invitons à réagir en cessant de consommer toute viande car, dans le doute, la meilleure chose est encore de s’abstenir.

- Certains de nos lecteurs aimeraient sans doute s’investir à vos côtés, comment peuvent-ils vous contacter ?

Ils peuvent venir s’informer sur le site de la Fondation Brigitte Bardot ou venir visiter notre site dédié à l’abattage rituel : http://www.abattagerituel.com/

- Connaissiez vous L’Observatoire du Halal ?

En toute honnêteté, non, mais toute démarche visant à informer le consommateur est bonne dès lors qu’elle permet à chacun d’agir en parfait connaissance de cause. Ce que nous souhaitons, véritablement, c’est de lever cette omerta qui empêche actuellement tout débat sur l’abattage rituel, toute remise en cause d’une pratique barbare qui n’a plus sa place au XXIème siècle, qui plus est dans un Etat laïque qui n’a pas à placer les croyances individuelles au-dessus des lois républicaines. Les animaux ne sont ni juifs, ni musulmans, ni catholiques et ils ne peuvent pas s’opposer aux tortures infligées par l’homme, il nous revient donc de les défendre et tout support nous aidant à faire passer le message est précieux.

Merci d’avoir répondu à nos questions.

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