L'Observatoire du Halal

11/05/2011 Quick halal: ouverture d’une enquête

(Le Figaro) Une juge d’instruction de Créteil a été chargée d’enquêter sur l’offre entièrement halal de certains restaurants Quick après la plainte pour discrimination d’un élu UMP de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire.

“Le parquet a ouvert fin avril une information judiciaire pour discrimination dans l’offre ou la fourniture d’un service et une juge d’instruction a été désignée le 5 mai”, a indiqué cette source, précisant que cette procédure était “un peu automatique”.

En août 2010, l’enseigne de fast-food Quick avait décidé d’étendre son offre 100% halal à 22 de ses restaurants, dont deux dans le Val-de-Marne (à Créteil et Villiers-sur-Marne), suscitant la grogne de certains élus.

Conseiller municipal UMP, Charles Aslangul, 22 ans, avait déposé en avril 2010 une première plainte pour discrimination à Créteil, qui avait été classée sans suite, avant de revenir à la charge avec une plainte avec constitution de partie civile.

“L’ouverture d’une information judiciaire est un peu un aboutissement”, a dit Charles Aslangul, par ailleurs fondateur d’une association baptisée l’Ordre Républicain.

“L’enjeu c’est de dénoncer une offre discriminatoire et anti-républicaine, sans stigmatiser une frange de la population. Le but, ce n’est pas d’enfermer les musulmans dans la diabolisation ou d’interdire l’offre halal mais de garantir le libre choix”, a-t-il ajouté.

En 2010, Charles Aslangul avait été convoqué devant le délégué du procureur de Créteil pour avoir tapissé plusieurs enseignes Quick d’autocollants hostiles à l’offre “100% halal”. Le parquet avait toutefois renoncé à le citer devant le tribunal.

En septembre 2010, le mouvement régionaliste d’extrême droite Alsace d’Abord avait lui aussi porté plainte à Strasbourg pour “discrimination”.

 

21/03/2011 Roubaix: Quick réagence sa cuisine, pas ses menus

(NordEclair)Le bacon à base de viande de porc continue d’être prohibé au Quick du boulevard Gambetta. Les travaux en cours actuellement ne remettent nullement en cause l’option halal affichée depuis l’an dernier, une option qui avait déchaîné les réactions les plus diverses au niveau national.

L’an dernier, à titre expérimental, la chaîne de restauration Quick décidait de se tourner vers la viande de boeuf halal et d’abolir le bacon de porc de ses menus dans une dizaine de ses restaurants dont celui de Roubaix. Durant près de trois mois, personne ne trouva à redire à ce choix culinaire, à défaut d’être gastronomique.

Et puis soudain, le restaurant du boulevard Gambetta se retrouva dans l’oeil d’un cyclone médiatico-politique, suscitant la controverse au point de devenir le Quick le plus emblématique de France. Le maire envisagea même de déposer plainte pour discrimination avant d’y renoncer.

Mais ne voilà-t-il pas que ledit Quick est momentanément fermé en raison de travaux. Un an après l’affaire du halal, il était normal de s’interroger sur ce chantier d’une durée d’une dizaine de jours, la réouverture étant annoncée pour le 19 mars.

« Pas de nouvelle stratégie… »

Les travaux en cours au niveau de la cuisine sont-ils motivés par l’application d’un principe de précaution au niveau de l’ensemble de la chaîne après le décès le 22 janvier d’un adolescent victime d’une présumée intoxication alimentaire au sortir du Quick d’Avignon/Cap sud ? Sont-ils inhérents à la demande du maire de faire cohabiter une offre mixte (halal et non halal) ?
Pascal Nys, responsable du restaurant, estime que cette offre mixte existe déjà : il n’y a que le boeuf qui soit halal. Oui mais le bacon ? Celui de dinde a suppléé celui de porc (considéré comme haram et donc illicite pour les musulmans) dans le Strong bacon. Le « halouf » demeure donc prohibé au Quick de Roubaix. Mais si le porc est interdit aux musulmans, il n’a rien d’obligatoire pour les non musulmans objectera-t-on.
M. Nys assure donc que le chantier en cours n’a rien à voir avec l’adoption d’une nouvelle stratégie : « Il s’agit en fait de travaux de rénovation interne, comme on en effectue régulièrement pour que les installations demeurent opérationnelles », indique Pascal Nys qui affirme que les menus proposés ne sont en rien concernés par ces travaux d’un montant de 150 000 euros.
« La salle a été refaite, il y a deux ans, note encore Pascal Nys. Cette fois, il n’y a que l’îlot central qui soit transformé. La nouveauté visible pour le client ce sera un double poste de boissons. »

28/02/2011 Quick : «On va mettre plusieurs mois à s’en remettre»

(Le Parisien) Jacques-Edouard Charret, le patron de Quick, évoque les conséquences pour son enseigne du décès de Benjamin. Le 22 janvier, cet adolescent était mort après avoir pris un repas dans un des fast-foods, à Avignon. Depuis, les clients se font plus rares dans l’ensemble des restaurants.


Avez-vous des éléments nouveaux concernant la cause du décès de Benjamin?

Jacques-Édouard Charret. Nous attendons de pouvoir nous porter partie civile pour avoir accès au dossier, car aujourd’hui la cause de ce décès reste loin d’être expliquée.

On parle quand même de manquements liés à l’hygiène !
Si c’est un problème d’hygiène, comment expliquer que, sur des milliers de repas servis ce week-end-là, il n’y ait eu que deux cas d’infection alimentaire. Dans l’heure qui a précédé et suivi le repas servi à Benjamin et son père, une centaine de personnes ont mangé la même chose. Pour l’instant, nous n’avons aucune certitude sur le fait que notre responsabilité soit engagée. Si nos équipiers perdaient de vue qu’il faut se laver les mains toutes les quinze minutes, ça ne serait pas une bonne nouvelle. Cela dit, si notre faute était reconnue, je formulerais des excuses et assumerais pleinement mes responsabilités face à la famille.

Une semaine après la réouverture du Quick d’Avignon, qu’en est-il de la fréquentation sur le restaurant et sur l’ensemble de vos 362 fast-foods de France ?
La baisse de fréquentation de l’ordre de 30% de notre restaurant Cap Sud d’Avignon reste inchangée depuis le début de l’affaire. On a connu une légère amélioration avant que les premiers résultats de l’enquête soient connus, mais ça n’a pas duré. Sur l’ensemble de nos franchisés, on note aussi une désaffection, mais elle est plus faible. Plus on se rapproche d’Avignon, plus ce phénomène est sensible. Ça va nous demander beaucoup de temps et d’efforts avant de regagner la confiance. Comme pour toute crise alimentaire de ce genre, on va mettre plusieurs mois avant de s’en remettre.

Cette désaffection touche-t-elle aussi les autres fast-foods ?
Je ne sais pas si les clients que nous avons perdus sont allés chez McDonald’s mais, face à cette affaire, nos concurrents se montrent solidaires. Avec le PDG de McDo, on s’est parlé plusieurs fois, car tout le monde a à y gagner quand on aborde la sécurité alimentaire et la qualité des produits. Aujourd’hui, en termes de contrôles et d’analyses, je ne vois pas bien ce que je peux faire de plus. Cela dit, on ne va pas rester les bras croisés. Dans tous nos restaurants, la formation à l’hygiène sera renforcée dans les deux mois, et on va mettre en place des logos qualité, visibles des clients, sur ceux qui seront labellisés par l’organisme de certification que nous venons de recruter. En Belgique, cette reconnaissance, visible grâce à des smileys, est réalisée par les pouvoirs publics. Il serait judicieux qu’en France le même dispositif soit arrêté. Ça rassurerait tout le monde.

21/01/2011 (Vidéo) Les identitaires s’invitent chez Quick

On avait beaucoup parlé de la chaîne de restauration Quick, célèbre pour ses restaurants halal. Ces derniers jours, c’est à la rubrique faits divers que l’enseigne a fait parler d’elle. En effet, un jeune homme est décédé après avoir mangé dans un restaurant situé à Avignon. Un groupe de militants identitaires s’est invité chez Quick, nous publions ici la vidéo de leur action. Vous pouvez continuer à nous envoyer les informations intéressantes que vous trouvez sur la toile.


27/10/2010 Quick licencie un employé récalcitrant

L’Observatoire du Halal – Quel étonnement à la lecture de l’article publié aujourd’hui sur le site internet de L’Express. Nous nous devions de relayer cette information.

Renvoyé par Quick après avoir refusé que son restaurant adopte la norme alimentaire musulmane, un gérant poursuit la chaîne.

Michel (1) en est convaincu: s’il a été licencié par Quick, c’est bien parce qu’il a refusé, en mai, que son restaurant de la région parisienne soit l’un des huit de la chaîne à devenir halal. Son opposition était avant tout commerciale, explique pourtant ce salarié de 38 ans, employé depuis 1992. “En devenant halal, mon chiffre d’affaires annuel aurait pu doubler, nous n’avions pas les infrastructures adéquates. Cela aurait entraîné une perte de qualité.” Mais Michel évoque aussi une autre raison, plus polémique: “Un Quick halal pose des problèmes de sécurité. Dans les restaurants testés, le renforcement du dispositif est impératif parce que les altercations entre clients, impliquant parfois le personnel, sont nombreuses, la direction le sait. Dans celui de Creil (Oise), il y a eu trois bagarres dans la même soirée.”

En dépit de ses arguments, Michel est convoqué en mai par sa hiérarchie. On lui reproche sa note interne, jugée trop basse, et des visites de contrôle qui auraient conclu à une mauvaise gestion. “Pas de chance pour eux, rétorque-t-il, le mois précédent, j’avais reçu le prix du meilleur Quick de la région par ces mêmes visiteurs mystères.” Furieux, l’impétrant écrit à sa direction, écope d’une mise à pied de deux jours, avant de se faire licencier, en septembre, pour “faute grave”, car les contrôles de nourriture effectués en juillet se sont, paraît-il, révélés désastreux. Petit bémol : Michel précise qu’il était alors en arrêt de travail, supportant mal la “pression” de sa direction.

Sollicitée par L’Express, la DRH de Quick, Christiane Dutray, dit ne pas “comprendre” son ex-collègue. D’après elle, “un employé qui refuserait de travailler dans un restaurant dit “halal”, pour quelque raison que ce soit, se verrait aussitôt proposer une mutation dans un autre établissement”. Dans l’attente de son audience aux prud’hommes, le 4 novembre, et d’une éventuelle conciliation, Michel cherche un nouvel emploi.

(1) Le prénom a été modifié.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-licenciement-pas-tres-halal_931210.html#xtor=AL-447

31/08/2010 – Ce sont 14 nouveaux Quick halal qui ouvriront

L’Observatoire du Halal – Une dépêche AFP nous a appris que l’enseigne de restauration rapide Quick avait prévu d’étendre son offre halal à 14 restaurants, à compter du 1er Septembre. La chaine augmente ainsi sa flotte de restaurants halal et porte ce nombre à un total de 22. La majeure partie de ces nouveaux restaurants seront situés en Ile de France (10 sur 14).

Après la colère du maire de Roubaix, qui avait finalement retiré sa plainte à l’encontre de Quick France, 2 maires de Seine Saint Denis ont exprimé leur mécontentement. Nous verrons si ces derniers ont le courage d’aller jusque devant les tribunaux. L’Observatoire espère…

“Au vu des résultats de l’expérimentation de février, nous avons décidé de maintenir l’offre halal dans les huit restaurants en test et de l’étendre à 14 nouveaux restaurants à partir du 1er septembre, qui ne serviront plus que de la nourriture halal” – Jacques-Edouart Charret, PDG de Quick, lors d’une conférence de presse.

21/05/2010 – Quick : nous, c’est le flouz(1) !

L’Observatoire du Halal – Jacques-Edouard Charret, le patron de Quick France, vient d’annoncer son intention d’avancer à marche forcée vers la halalisation de ses restaurants. Pour lui, c’est clair, Quick a pris une longueur d’avance sur ses concurrents et pas question de ralentir le rythme.

Il ne s’agit évidemment pas pour Quick de faire plaisir à la communauté musulmane mais, tout simplement, de rendre rentable nombre de ses établissements qui sont en perte de vitesse.

En d’autres termes, la logique commerciale veut que l’offre suive la demande, colle au marché. Cela n’est ni bien ni mal, mais logique.

Ce qui pose problème, en revanche, c’est le rapport de Quick avec le halal. Soyons juste, celui-ci n’est pas propre à Quick. Que voulons-nous dire ? Tout simplement que pour les sociétés françaises dirigées par des non-musulmans « se mettre au halal » se traduit par l’achat d’un simple certificat. On se met au halal comme on se met au bio. On achète une garantie, une étiquette et on ne se pose pas plus de question. En d’autres termes, Quick a avec le halal un rapport marchand. Et c’est bien normal. Ce n’est pas à Quick de distinguer entre les certificateurs de ses fournisseurs de viande(2). On peut juste supposer que l’entreprise préfèrera… les moins chers, les plus compréhensifs, les plus réactifs !

Or, il existe une polémique sur le halal chez Quick. Les organismes qui certifient les fournisseurs en viande de Quick, à savoir les mosquées de Paris et d’Evry, ne disposent pas en permanence sur place de contrôleurs. Les fournisseurs de Quick disposeraient même d’avance d’un lot d’étiquettes halal prêtes à l’emploi(3)

Cette situation que l’on peut qualifier de très inquiétante pour un musulman qui souhaite manger halal chez Quick n’est, en définitive, pas de la responsabilité des commerçants mais de la communauté musulmane prise dans son ensemble.

Il y a fort à parier que des associations de consommateurs musulmans pourraient jouer et joueront en la matière dans l’avenir un rôle moteur. Il ne suffirait plus alors à une société comme Quick de se dire halal mais de savoir discerner entre les certificateurs sérieux, c’est-à-dire ceux mettant tout en œuvre pour que soient respectés les préceptes de l’islam, et… les autres.

(1) Argent en arabe.
(2) Question : existe-t-il en permanence dans chaque restaurant Quick un contrôleur halal ? Rien n’est moins sûr…
(3) Sans parler de l’électronarcose qui peut être acceptée par certains…